Les gardiens de la ferme dans La Ferme des animaux
DOI:
https://doi.org/10.46325/phjdj263Keywords:
George Orwell, Animal Farm, pouvoir symbolique, mémoire collective, posthumanismeAbstract
This article offers a critical rereading of George Orwell’s Animal Farm by highlighting the intertwined mechanisms of power, language, memory, and violence that structure the dynamics of the farm. It argues that the pigs do not merely represent a political elite but instead produce a system of domination based on discourse control, rewriting of the past, and the disciplining of bodies. Through an analysis of the “guardians” (pigs, dogs, sheep, and other animals), the study shows how power operates simultaneously as symbolic control, memory manipulation, and material organization of behaviour. The article also emphasizes the tragic dimension of characters such as Boxer, whose loyalty and work ethic become instruments of self-alienation. Finally, it demonstrates that Orwell’s fable goes beyond classical political allegory to become a critique of modern regimes of reality production, where language, surveillance, and memory are deeply intertwined in the construction of power.
Résumé
Cet article propose une relecture critique de Animal Farm de George Orwell en mettant en évidence les mécanismes conjoints de pouvoir, de langage, de mémoire et de violence qui structurent la dynamique de la ferme. L’étude montre que les cochons ne se contentent pas d’incarner une élite politique, mais qu’ils produisent un système de domination fondé sur la maîtrise du discours, la réécriture du passé et la disciplinarisation des corps. À travers l’analyse des figures des « gardiens » (cochons, chiens, moutons et autres animaux), le texte révèle comment le pouvoir se déploie à la fois comme contrôle symbolique, effacement mémoriel et organisation matérielle des comportements. L’article insiste également sur la dimension tragique de personnages comme Boxer, dont la loyauté et l’éthique du travail deviennent des instruments de leur propre aliénation. Enfin, l’étude montre que la fable orwellienne dépasse le cadre de l’allégorie politique classique pour devenir une critique des régimes modernes de production du réel, où langage, surveillance et mémoire sont étroitement imbriqués dans la fabrication du pouvoir.
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